La Maison
On mange face à la balise
Le nom est venu des habitués, avant même qu’une enseigne existe.

La cabane
Mireille venait des parcs de l’Anse Coulinet, Anselme des sardiniers. En 1987 ils ouvrent une cabane d’écailler sur le quai des Mareyeurs : des huîtres, du pain de seigle, du beurre demi-sel, et ce que le matin avait laissé. Rien d’autre, et rien de plus, pendant onze ans.
La cabane faisait face à la balise verte, au bout de la jetée. On disait « on mange face à la balise » ; le nom était trouvé, et la maison a fini par le peindre sur sa façade.







Le quai
Le quai des Mareyeurs travaille avant le jour : la criée à cinq heures, les casiers remontés, la glace livrée. La maison ouvre à midi et écrit sa carte entre les deux. Sept minutes à pied de la halte de Port-Séverin, la salle donne sur le chenal — et la terrasse, aux beaux jours, sur les bateaux qui rentrent.
La reprise
Élise Caradec a cuisiné quinze ans à terre avant de reprendre la maison en 2012. Elle a gardé la règle et changé le reste : une vraie salle, un comptoir de zinc, un banc d’écailler à l’entrée, et une cave choisie pour le sel plutôt que pour l’étiquette.


La règle
La carte s’écrit après la criée du matin. Un plat peut manquer : c’est bon signe, et c’est la seule promesse que la maison sache tenir.
Quatre chapitres
- 1987

La cabane
Mireille et Anselme ouvrent un banc d’écailler sur le quai. Des huîtres, du pain, du beurre.
- 1998

La salle
La cabane devient une salle de vingt couverts. La règle, elle, ne bouge pas.
- 2012

La reprise
Élise revient de terre et prend la maison. Le comptoir de zinc, le banc à l’entrée.
- Aujourd’hui

La marée
La carte s’écrit toujours après la criée. Le reste est une affaire de vent.
Réserver
Votre table face à la balise
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